Douceurs Dissidentes

Parfois, on creuse, on médite, on travaille sur soi pendant des mois et des mois, et tout s’éclaire avec une simplicité absolument épatante.

L’autre jour, monsieur chéri et moi-même avions du mal à faire marcher le réveil-en-douceur-avec-les-sons-de-la-nature-et-l’aube-qui-se-lève fraîchement déballé.

Pour parler plus précisément, nous avons déballé cette merveille, et ensuite joué avec les touches pour essayer de le faire fonctionner à notre guise.

Nos esprits brillants ont réussi jusqu’à un certain point, c’est-à-dire qu’ils ont capitulé devant la synchronisation de la couleur de la lumière avec le réveil. (oui, c’est un outil très sophistiqué)

C’est là que je dois vous préciser que j’appartiens à cette partie de la population qui préfère deviner intuitivement ou logiquement le fonctionnement et le montage d’un objet, quel qu’il soit, plutôt que d’aller lire des instructions.

En l’espace de quelques minutes, grâce à l’intervention inopinée de ma mère, qui passait par là en cette belle matinée ensoleillée d’hiver, cette appartenance a pris tout son sens.

Ma mère : Mais pourquoi vous ne regardez pas la notice ?

Monsieur chéri : Plutôt mourir que d’obéir à des ordres !

Et là, j’ai enfin compris le sens de ma vie et du montage de meubles Ikea.

J’ai pu faire le lien entre ce rejet de la notice et mon refus quasi viscéral de l’autorité illégitime.

Autorité, qui, dans le cas de cette notice, s’est bien révélée être illégitime, puisque le réveil en question ne permet pas de choisir la couleur du réveil.
Il nous aurait donc été impossible de trouver comment le faire, avec ou sans la notice.

Comme souvent, je vous vois venir.
Depuis le début d’ailleurs.
Je vous ai promis une recette, et me voilà dans ce qui ressemble fortement à des élucubrations.

Sachez, lecteurs impatients et néanmoins compréhensifs, que ces élucubrations ne sont autres que des prémisses, qui servent à poser les bases d’une explication de ce titre « Douceurs dissidentes ».

Car, oui, grâce à cette phrase, mon cerveau a enfin fait le lien entre ce refus de l’autorité et mon incapacité à suivre une recette à la lettre.

En vérité, je suis obligée d’inventer mes recettes, car je ne sais pas faire autrement.

C’est bien simple, je ne sais même pas respecter le temps de cuisson des pâtes.

Ce qui donne lieu à des scènes ubuesques avec ma BFF, qui, elle, suit à la lettre toutes les instructions.

Elle : tu as mis les pâtes à cuire ?
Moi : Oui!;
Elle : tu as regardé l’heure ?
Moi : Non, pourquoi faire ?
Elle : Comment tu vas faire pour savoir quand elles sont cuites ? Elles cuisent combien de temps ?
Moi : Aucune idée.

Autant vous dire que si vous êtes dans la partie de l’humanité qui contrôle le temps de cuisson des pâtes, vous aurez, forcément, un jour, très envie de me taper.

Cela dit, pour le temps de cuisson des pâtes, je considère (peut-être de manière très subjective et arbitraire) que je suis sur la même problématique d’autorité illégitime.
Même pour ceux qui mettent des indications du type 7 minutes al dente et 10 mn fondantes.
Car comment sauraient ils, comment pourraient il deviner que ma conception du al dente ou du fondant se rapprochent de la leur ?
Donc, j’en fais à ma tête, et les pâtes sont comme je les aime.
Ou trop cuites quand j’ai oublié qu’elles étaient là et que je me suis lancée dans autre chose en attendant.

Cela étant posé, je vais maintenant pouvoir vous donner de très chouettes recettes, adaptées à ma façon, pour toutes les raisons que je viens de vous évoquer.

La recette initiale des canistrelli a été prise sur francevegetalienne, et celle-ci a été à peine modifiée.
Au lieu de prendre de la farine blanche, j’ai utilisé de la farine d’épeautre intégrale, et du sucre roux au lieu du sucre blanc.
Il me restait également un fond de Chardonnay, qui, à mon sens, a certainement apporté une touche supplémentaire par rapport à un vin blanc ordinaire destiné à la cuisine.

Celle du fondant au chocolat me vient d’une copine et elle a subi une légère transformation, dûe à mon léger état de stress lors de la préparation d’un buffet pour cent personnes.
J’ai mis 350 grammes de chocolat au lieu de 250g, il m’a donc fallu adapter le reste des ingrédients…
J’étais à court de poudre d’amande et de lait de coco, j’ai donc ajouté du lait végétal et fait l’impasse sur l’apport supplémentaire de poudre d’amande.
Mais je garderai cette version car elle est pour moi encore plus fondante que la recette d’origine.

Enfin, la recette des cookies, elle, a été empruntée à des amis qui eux même la tirent d’un livre de recette, et elle a été presque totalement transformée.
Cette transformation a été, elle, totalement volontaire, car la recette d’origine utilisait de la farine de riz et j’avais envie de travailler le son d’avoine pour un résultat moins friable.
J’ai également réduit les quantités de sucre et ajouté de la compote de pommes en plus de la pomme râpée prévue dans la recette.

Canistrelli à ma façon

Ingrédients

Pour une trentaine de biscuits ou environ 90 minis

  • 500g de farine complète d’épeautre
  • 150g de sucre complet
  • 13cl de vin blanc sec
  •  13cl d’huile d’olive
  • 3 cuillères à soupe de graines d’anis vert
  • 1 sachet de levure chimique
  • 1 pincée de bicarbonate
  •  Une pincée de sel

Instructions

  1. Dans un saladier, mélanger farine, sucre, levure, bicarbonate et les graines d’anis.

  2. Ajoutez ensuite l’huile et le vin et pétrissez jusqu’à obtenir une consistance. Pétrir jusqu’à obtenir une consistance homogène.

  3. Version classique : Etalez la pâte sur un plan fariné, aplatir la pâte avec la main en lui donnant une forme rectangulaire, puis l’abaisser au rouleau sur près 1 cm d’épaisseur. Découper des lanières de 2,5 cm de largeur, puis les découper en losanges ou en rectangles.

  4. Ce que j’ai fait: formez des boules de la taille d’une noix et aplatissez avec la main (beaucoup plus long :))

  5. Déposez les canistrelli sur une plaque tapissée de papier sulfurisé et enfournez pour 40 minutes à 170 °C (ou moins si vous avez fait des « minis » – Attention, les canistrelli ne doivent pas brunir)

(Très) Fondant au chocolat

Ingrédients

Pour une dizaine de gourmands

  • 350 g de chocolat noir 70%
  • 400ml de lait de coco
  • 210g de poudre d’amande
  • 70g de sucre roux (plus ou moins en fonction de la teneur en cacao de votre chocolat)
  • 100ml de lait végétal
  • Une pincée de sel

Instructions

  1. Faites fondre le chocolat avec le lait de coco et le lait végétal dans une casserole.
  2. Ajoutez le sucre, la poudre d’amandes et le sel.
  3. Placez la préparation dans un moule beurré/sur du papier sulfurisé pendant 15mn à four doux (150°) OU Placez simplement la préparation au frigo!
  4. Si vous avez fait cuire la préparation, attendez le complet refroidissement+ placez au frais au moins une heure avant de déguster.

Cookies rebelles

Ingrédients

Pour 40 petits cookies ou le double en version « mini »

  • 300g de son d’avoine
  • 125g de beurre végétal*
  • 70g de sucre
  • 50g de noisettes
  • 50g de pépites de chocolat
  • 1 pomme
  • 100g de compote de pomme
  • 1 sachet de levure chimique
  • Une pincée de sel
* Sans huile de palme, merci les amis. Ce serait dommage de faire une recette cruelty free et de contribuer à la destruction des forêts/maisons de nos amis. Les bretons peuvent prendre la version salée :).

Instructions

  1. Râpez la pomme et hachez grossièrement les noisettes.
  2. Placez l’ensemble des ingrédients dans un saladier.
  3. Mélangez jusqu’à obtenir une pâte homogène. L’ensemble reste légèrement humide et collant.
  4. Formez de petites boulettes de la taille d’une noix (pour l’option mini cookies) et écrasez les légèrement pour former des mini cookies.
  5. Placez au four une quinzaine de minutes à 180°C (les cookies doivent être légèrement dorés).

 
 

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